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« Les résultats de la Mauritanie sont restés solides et la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 6,7% en 2019 » FMI

Le Conseil d’administration du FMI achève le troisième examen de l’arrangement au titre de la facilité de crédit élargie avec la République islamique de Mauritanie

Le programme vise à renforcer la stabilité macroéconomique, à soutenir une croissance inclusive et créatrice d’emplois et à créer des réserves de réserve internationales.

Les autorités prévoient d’utiliser prudemment l’espace budgétaire éventuel pour les dépenses sociales prioritaires (éducation, santé et protection sociale) et les infrastructures publiques.

Le 20 mai 2019, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé le troisième examen de l’accord de trois ans avec la Mauritanie au titre de la facilité de crédit élargie. L’accord, avec un accès total de 115,92 millions de DTS (environ 159,8 millions de dollars US aux taux de change actuels), soit 90% du quota de la Mauritanie, a été approuvé le 6 décembre 2017 (voir communiqué de presse n ° 17/468). L’achèvement de l’examen permet aux autorités de tirer 16,56 millions de DTS (environ 22,8 millions de USD), ce qui porte le total des décaissements à 66,24 millions de DTS (environ 91,3 millions de USD).

Après la discussion au Conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et président par intérim, a fait la déclaration suivante:

«La performance de la Mauritanie dans le cadre de l’accord de facilité de crédit élargi reste solide. La stabilité macroéconomique a été maintenue, le ratio dette extérieure / PIB a diminué, les réserves de change ont augmenté et un espace budgétaire a été créé. La mise en œuvre de la réforme structurelle a progressé comme prévu.

«La croissance économique a repris pour atteindre environ 3,6% en 2018 et devrait s’accélérer à 6,7% cette année, grâce à la poursuite d’une croissance généralisée non extractive reflétant la vigueur de la demande intérieure et une diversification naissante. Les perspectives se sont améliorées, portées par des termes de l’échange plus favorables et le développement prochain d’un grand gisement de gaz offshore. Néanmoins, les risques liés aux évolutions de l’économie mondiale, à la volatilité des prix des produits de base, aux conditions météorologiques défavorables et aux problèmes de sécurité régionale demeurent élevés.

«Dans le contexte d’un environnement mondial incertain, le programme vise à renforcer la stabilité macroéconomique, à soutenir une croissance inclusive et créatrice d’emplois et à créer des réserves de réserve internationales. Les autorités prévoient d’utiliser prudemment l’espace budgétaire éventuel pour les dépenses sociales prioritaires (éducation, santé et protection sociale) et les infrastructures publiques, et de rechercher un financement à des conditions favorables pour améliorer la viabilité de la dette.

«Pour soutenir ces objectifs, le programme des autorités envisage de poursuivre la discipline politique accompagnée de réformes structurelles à grande échelle. Les priorités incluent le renforcement de la politique et de l’administration fiscales pour assurer une conformité fiscale générale et la réforme des processus budgétaires afin d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques. La modernisation du cadre de la politique de change et l’augmentation de la flexibilité du taux de change contribueront à faire face aux chocs extérieurs et à préserver les réserves de change, tandis que l’activation des nouveaux instruments de politique monétaire améliorera la gestion de la liquidité. L’amélioration des normes réglementaires et de la supervision des banques renforcera la solidité du secteur bancaire et l’inclusion financière. Les autorités se sont également engagées à mettre en place un cadre macro-budgétaire solide pour gérer efficacement les futurs revenus exceptionnels du gaz.

« À l’avenir, il sera important d’intensifier les efforts pour améliorer l’environnement des entreprises, renforcer la gouvernance économique et lutter contre la corruption. »

Source FMI

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