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« La décision des Etats Unis de retirer la Mauritanie de l’AGOA est fondée sur des informations provenant de marchands de visas » (porte-parole du gouvernement mauritanien)

En réponse à une question sur la décision des États-Unis d’Amérique d’exclure la Mauritanie de la liste des pays bénéficiaires de l’AGOA, le porte-parole du gouvernement mauritanien a déclaré, hier,  que « les USA sont souverains de faire profiter de leurs avantages qui ils veulent et d’en priver qui ils veulent. »  mais, a souligné Sidi Mohamed Ould Maham, «  le problème réside dans le fait que cette décision, qui ternit l’image d’un autre Etat, est fondée sur des informations erronées destinées à ternir l’image d’un Etat, informations provenant de marchands de visas de résidence aux États-Unis. »

Le ministre de la culture, porte-parole,  a souligné  «qu’aucun pays n’a le droit de nous accuser comme il le veut et qu’il n’est pas dans les usages de la diplomatie internationale qu’un Etat traite avec un tel ton et accuse de façon indécente un autre Etat. »

Il a déclaré que « l’esclavage n’existe absolument pas en Mauritanie, affirmant que la décision américaine constitue une entorse aux usages de la diplomatie internationale. »

Le ministre affirme « regretter qu’une superpuissance comme les États-Unis fonde une décision de ce genre et prenne une position contre un autre État sur la base d’informations erronées, soulignant que l’esclavage n’existe plus en Mauritanie mais que ses séquelles sont actuellement traitées ainsi que les disparités résultant d’un système qui prévalait dans de nombreux pays du monde y compris les États-Unis d’Amérique. »

Il a indiqué que « l’essentiel ici pour la partie mauritanienne n’est pas la question des avantages de l’AGOA, mais de défendre une image qui a été déformée devant le monde et ce d’autant plus que le régime actuel est le premier à pénaliser dans sa Constitution même la pratique de l’esclavage alors qu’aucune constitution dans un quelconque autre Etat ne stipule que l’esclavage est un crime contre l’humanité y compris les États-Unis d’Amérique qui font figure de leadership de la démocratie et des droits de l’homme. »

Le ministre a passé en revue l’ensemble des politiques et stratégies entreprises par le gouvernement éliminer les disparités et les séquelles de l’esclavage comme la construction, entre autres, des écoles et des hôpitaux, soulignant que la Mauritanie est un État ouvert et met sur la table ses problèmes lorsqu’ils existent.

Il a également fait remarquer que l’initiative de l’élaboration de la feuille de route avec les Nations Unies à l’initiative de la Mauritanie progresse dans la bonne direction comme en ont témoigné les responsables des Nations Unies dont l’ex-secrétaire général de l’ONU.

Me Sidi Mohamed Ould Maham, a indiqué qu’il est étonné par la réactivité de l’opposition mauritanienne vis-à-vis de la décision américaine, au point qu’il semble s’agir d’une décision contre un pays qui n’est pas le leur. Un pays qui doit maintenir sa réputation et ne pas être incité par les grandes puissances du monde, soulignant que l’image ternie ici est celle de la Mauritanie, non celle d’un gouvernement ou d’un Président et que celui qui compte gouverner un pays doit œuvrer à préserver son image et ne pas inciter contre lui les superpuissances du monde.

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