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Mauritanie : des ONG financées par Bouamatou condamnent une décision de justice le concernant

 

 

Quatre ONG mauritaniennes des droits de l’homme ont condamné la saisie et le gel de biens de deux hommes d’affaires et opposants au pouvoir en exil, une décision de justice justifiée par le Parquet de la République.

Le dénominateur commun de ces ONgs c’est leur collision avec l’homme d’affaires Ould Bouamatou sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la justice de son pays pour avoir été inculpé par la justice des chefs de ‘’fraude fiscale, blanchiment d’argent recel et abus de biens sociaux et corruption ’’ .

Dans le bras de fer avec le président Mohamed ould Abdel Aziz, ould Bouamatou utilise certaines ONGs, des partis d’opposition , des journalistes et des syndicats et une certaine presse internationale tantôt pour dénigrer la Mauritanie tantôt pour présenter son pays qui lui a donné sa fortune comme ‘’esclavagiste’’ et ‘’raciste’’.

Les 4 ONG protestataires sont l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF), la Coordination des Organisations des Victimes de la Répression (COVIRE), l’Organisation pour le Développement International, Social, Solidaire et Intégrée (ODISSI) et les Veuves, Orphelins contre l’Impunité et la Xénophobie (VOIX des martyrs).

L’association des femmes chefs de famille dirigée par Aminetou mint  El Moctar (AFCF) est financée par la  »fondation Bouamatou »  à hauteur de 40 millions d’ouguiyas ( MRO) environ ( 100 mille euros) . Des documents saisis par la justice mauritanienne sur  Mohamed ould Debagh le bras droit de Bouamatou confirment ce ‘’don’’.

« Nous condamnons avec la plus grande énergie » la « décision illégale irrespectueuse des normes » consistant à saisir et geler les biens des hommes d’affaires Mohamed Ould Bouamatou et de son adjoint Mohamed Debagh, ont indiqué ces ONG dans un communiqué conjoint.

Le ministère public mauritanien avait confirmé et justifié, le 23 août 2018, la saisie et le gel « d’avoirs appartenant à des personnes ou entités accusées de corruption », une référence à Bouamatou et Debagh.

Elles ont appelé la justice mauritanienne à user de son droit constitutionnel d’indépendance du pouvoir exécutif et à annuler cette décision qui menace la paix et la stabilité du pays.

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